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Notre régime alimentaire

Augmentation des risques d'apparition de maladie du à l'évolution de notre régime alimentaire.

Contrairement aux idées reçues, l'homme préhistorique était plus végétarien que carnivore ! L'étude des hominidés, de leurs squelettes, de leurs dents et de leur environnement permet d'estimer l'évolution du régime alimentaire au cours des différentes époques traversées.

L'exploitation régulière des céréales est apparue il y a environ 13 000 ans

Les premiers êtres il y a plus de 7 millions d'années se nourrissaient essentiellement de végétaux, de tubercules, de racines, d'insectes et éventuellement de petits animaux.
Tout en maintenant un régime principalement végétarien, la consommation de viande est apparue sous forme de charogne avant d'aboutir à la chasse. Les produits de la chasse deviennent les principaux aliments de nos ancêtres tout en maintenant une consommation importante de fruits et légumes. Cette consommation importante de fruits et légumes représente un apport nécessaire de vitamines et de fibres végétales.

http://www.thepaleodiet.com/ (site en langue anglaise)
http://www.lanutrition.fr/Le-régime-préhistorique-d-182.html

evolution

Les grandes catégories alimentaires qui n'existaient pas avant les débuts de l'agriculture (produits laitiers, céréales, sucres raffinés, huiles végétales raffinées, chlorure de sodium et alcool) représentent une part importante de l'énergie journalière totale consommée.

La valse à 2 temps

Il y a neuf mille ans, l'agriculture a introduit un nouveau mode de vie, qui s'est répandu sur la planète en quelques milliers d'années.

La population s'est vue adopter un mode de vie de plus en plus sédentaire,  et de nouveaux aliments et de nouvelles habitudes sont apparus :

  • Céréales (blé, orge, avoine...).
  • Consommation de laits d'animaux et de produits laitiers (fromages, yaourts, beurre...)
  • Cuisson des aliments : la cuisson des aliments semble avoir été utilisée pour la première fois il y a dix mille ans environ. Les hommes de la préhistoire mangeaient la nourriture crue, la viande comme les végétaux.
  • Conservation des aliments par divers procédés : salage, séchage, conservation dans le vinaigre
  • Invention de l'alcool

fruits

Le régime alimentaire de l'homme va subir une seconde grande métamorphose par la révolution industrielle. L'industrialisation de la production va éloigner le produit frais aux profits d'aliments modifiés trop sucrés, enrichis, contenant de plus en plus de « mauvaises » graisses (acides gras trans, augmentation du rapport oméga-6/oméga-3), de sel, de conservateurs et de colorants, sans parler des toxiques comme les boissons fortes ou le tabac. Cette évolution est toujours en cours.

Cette dernière évolution rapide, entamée il y a peu est la cause de bon nombre de désordres métaboliques, notre corps à difficile de trouver dans cette alimentation industrielle les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

Les transformations dans notre alimentation sont nombreuses et essentielles :

  • Utilisation de fertilisants, de pesticides, de conservateurs...
  • Transformation des espèces animales et végétales (sélection des espèces, génie génétique).
  • Conservation des aliments par le froid
  • Apparition de plats préparés par l'industrie agro-alimentaire et nouveaux modes de production industrielle dénaturant les ingrédients de base de notre alimentation (sucre raffiné au même titre que les huiles et la farine) puisque ces aliments modifiés ne contiennent plus d'éléments essentiels comme les acides gras essentiels, les vitamines ou les minéraux.
  • Multiplication des produits et boissons sucrés
  • Abondance alimentaire entraînant la destruction du repas et la disparition de l'alimentation familiale

De plus en plus de produits élaborés en chiffre : (INSEE www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip846.pdf).

Ces nouveaux aliments ont graduellement remplacés les produits sauvages et ils affectent négativement certaines caractéristiques alimentaires comme :

  • La charge glycémique
  • La composition en acides gras (y compris le ratio oméga-6/oméga-3)
  • La composition en macronutriments
  • La densité en micronutriments
  • La balance acido-basique
  • Le ratio sodium/potassium
  • La teneur en fibres

En Amérique du Nord, les sucres, les céréales et huiles raffinées sont des éléments prédominants du régime urbain moderne. Ils représenteraient respectivement 20,4%, 18,6% et 17,6% de l'apport énergétique. Ces aliments fournissent donc 57% de l'apport énergétique total et pourtant ils n'étaient pas disponibles aux hominidés avant la pré agriculture.

Référence sur le site www.ncbi.niuh.gov

Les effets de l'évolution sur notre santé

Durant l'immense majorité de notre évolution depuis plus de 2 millions d'années, l'homme a consommé du gibier, du poisson et des plantes sauvages à fibres et devait pratiquer un exercice physique intense pour se procurer cette alimentation. Nous sommes programmés génétiquement pour être des chasseurs-cueilleurs.

Nous sommes, en tant qu'êtres humains, équipés génétiquement pour bénéficier d'une alimentation que nous avons connue pendant des millions d'années.

Tout en conservant le même patrimoine génétique, nous devenons, pour les 0.5% de notre évolution, des sédentaires où l'activité physique n'est plus nécessaire à la prise de nourriture. Ces transformations de notre mode de vie  liées à l'absence de mutation dans nos gènes sont à l'origine de bons nombres de maladies chroniques (obésité, diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémies, maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux...) et probablement certains cancers.

Référence sur le site www.inra.fr

 

Selon un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) « il est capital que l'importance croissante des maladies chroniques puisse être anticipée, comprise, et que des mesures d'urgence puissent être prises »

Référence sur le site www.who.int

Or parmi les facteurs de risque très nettement identifiés se trouvent l'alimentation.

Le lien entre l'alimentation et la santé fait l'objet de nombreux travaux depuis plusieurs années.

  • En 1981, Doll et Peto (Référence sur e site www.ncbi.nlm.gov) indiquaient que 35% de l'incidence et de la mortalité concernant le cancer seraient attribuables aux habitudes alimentaires et à la nutrition.
  • En 1988, le Surgeon General's report on Nutrition&Health rapportait que 2/3 des décès seraient dus à des maladies liées au régime alimentaire.
  • En 1989, le National Academy of Sciences mentionnait que 20% des décès par maladies cardiovasculaires pourraient être évités en diminuant la consommation de lipides et en augmentant les fruits et légumes, le pain et les céréales entières et les légumineuses.
  • Plus récemment, le World Cancer Research Fund et l'American Institute of Cancer Research ont indiqué qu'une saine alimentation combinée à l'activité physique et un indice de masse corporel normal pourraient réduire de 30 à 40% l'incidence du cancer.

Nous sommes actuellement confrontés à une crise chimique sans précédent.

La production mondiale de substances chimiques est passée de 1 million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions de tonnes aujourd'hui. Certaines de ces substances ont la particularité d'être à la fois bioaccumulables (accumulation dans les tissus vivants et dans la chaîne alimentaire), peu biodégradables et potentiellement toxiques.

Bon nombre d'analyses scientifiques indiquent que des substances particulièrement préoccupantes s'accumulent dans notre environnement (jusque dans les régions polaires et alpines) ainsi que dans notre corps (sang, lait maternel, foie,…). Des études ont aussi montré que certains de ces composés sont capables d'affecter les systèmes nerveux ou hormonaux, d'accroître les risques de cancers ou de réduire la fertilité.
Ces mêmes substances sont utilisées dans la plupart de nos biens de consommation (les produits textiles et cosmétiques, les appareils électroniques et électriques,…) desquels elles peuvent être libérées.
Les substances chimiques potentiellement dangereuses ne sont pas réglementées comme on serait en droit de l'attendre. Bien que l'Union européenne soit la plus grande région productrice de substances chimiques, nous ne savons presque rien des dangers que comportent la plupart des substances qui se retrouvent dans nos produits usuels. La réglementation chimique en Europe, et dans le reste du monde, a dès lors besoin d'une réforme profonde et de grande ampleur. Il existe déjà des alternatives moins nocives pour beaucoup de substances dangereuses actuellement commercialisées. Pourquoi ne pas les utiliser?

LES OGM DANS NOTRE ALIMENTATION

ogmLes OGM peuvent être utilisés comme ingrédients dans l’élaboration de nombreux produits
alimentaires (huile de soja, pop- corn, biscuits, etc.). La réglementation européenne actuelle impose d’étiqueter ces produits dès lors qu’un de leurs ingrédients contient plus de 0,9 % d’OGM.

La résistance des consommateurs a permis de limiter le nombre de ces aliments.

Mais plus de 80 % des OGM sont destinés à l’alimentation des animaux d’élevage. On nourrit avec du maïs et du soja transgéniques les vaches, les porcs ou les volailles à partir desquels on prépare des aliments (laitages, charcuterie, plats cuisinés, etc.). Or la loi n’impose pas d’étiqueter ces produits. Cette lacune de la réglementation a des conséquences très graves. Elle permet aux OGM de s’introduire dans nos assiettes à notre insu, et donc de s’imposer dans l’alimentation en dépit de l’opposition massive des consommateurs !

QU’EST-CE QU’UN OGM ?

C’est un organisme vivant dont on a manipulé le patrimoine génétique afin de lui conférer certaines propriétés (tolérance à un herbicide ou production d’un insecticide).

Conclusion

Il y a 100 ans, nos ancêtres faisaient déjà de la nutrithérapie de façon empirique.

Cultivateurs et amoureux de la terre, ils consommaient essentiellement les produits du jardin, préparaient eux-mêmes leurs repas et mangeaient beaucoup de pomme de terre, de pain, de légumes secs, d’œuf et ne tuaient le poulet ou le cochon que pour des grandes occasions. Leur ration calorique était pourtant beaucoup plus élevée que la nôtre (3000 calories pour les femmes contre 1700 en moyenne aujourd’hui et 4000 calories par jour pour les hommes contre 2200 de nos jours). Justifiée par une demande d’énergie importante relative aux travaux quotidiens, cette ration calorique nécessitait l’apport de grandes quantités d’aliments qui contenait à côté des macronutriments (les carburants) beaucoup de précieux micronutriments.

L’organisme de nos ancêtres recevait donc chaque jour de grandes quantités de nutriments. À cette époque, contrairement à la nôtre, ils étaient peu nombreux à présenter une carence en magnésium ou en antioxydants !

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