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Une multivitamine plutôt qu'un cocktail de suppléments?

9 novembre 2007 – À moins de souffrir d’une carence diagnostiquée par un professionnel de la santé, il est préférable de prendre des multivitamines que d’opter pour un « cocktail » de vitamines et de minéraux.

C’est l’avis de la diététiste Kim Arrey1, qui voit régulièrement des patients se présenter à sa clinique avec un sac contenant plusieurs vitamines, sans trop savoir s’ils souffrent de carences spécifiques.

D’après un sondage2, 33 % des Canadiens de 50 ans et plus prennent une combinaison de suppléments simples, comme de l’acide folique avec de la vitamine C, E ou du complexe B, par exemple. Chez les 35 ans à 49 ans, ce pourcentage serait de 30 %.

L’aliment avant le supplément

Selon Kim Arrey, il est important de consulter un professionnel – un nutritionniste ou un médecin – avant de prendre un supplément vitaminique. « Il faut d’abord vérifier si l’alimentation permet de combler les besoins nutritionnels », insiste la diététiste.

Règle générale, une alimentation variée devrait fournir tous les nutriments essentiels au fonctionnement de l’organisme. « Respecter le Guide alimentaire canadien devrait permettre de bénéficier de tout ce dont on a besoin, rappelle Kim Arrey. Mais, le problème, c’est que la plupart des gens n’ont pas une alimentation équilibrée et souffrent de carences. »

D’où l’intérêt de prendre des multivitamines, souligne-t-elle.

Nécessaires, les multivitamines?

Aujourd’hui, près de 60 % des Canadiens prennent régulièrement un supplément de multivitamines3. Il faut dire que les professionnels de la santé encouragent cette voie depuis la publication, en 2002, d’une importante étude3 sur le sujet. Les chercheurs concluaient que les multivitamines devraient faire partie des habitudes alimentaires des adultes.

Les études scientifiques sur le sujet sont toutefois contradictoires3. Néanmoins, Kim Arrey estime que les multivitamines contribuent au maintien d’une bonne santé et à la prévention de certaines maladies chez les gens de 50 ans et plus.

« Par exemple, la vitamine D est bonne pour les os et pour réduire le risque de cancer du côlon, tandis que la lutéine permet de contrer la dégénérescence maculaire », illustre la nutritionniste.

Selon elle, le recours aux multivitamines peut résoudre un paradoxe qui apparaît à partir de la cinquantaine. « En vieillissant, on mange moins, mais nos besoins nutritionnels augmentent, dit-elle. Mais si on mangeait ce qui est nécessaire, on risquerait de prendre du poids, puisque la plupart d’entre nous ne bougent pas suffisamment ».

Par ailleurs, beaucoup de personnes âgées s’alimentent mal, souligne-t-elle. « Bien que les multivitamines ne remplacent pas le manque de protéines, elles comblent au moins en partie les carences vitaminiques et minérales dont ces personnes souffrent souvent », précise Kim Arrey.

Martin LaSalle – PasseportSanté.net

1. Kim Arrey est une diététiste montréalaise qui compte plus de 20 ans d’expérience en enseignement de la nutrition et en consultation privée. Active auprès de certains médias, Mme Arrey est porte-parole d’un fabricant de multivitamines, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation.
2. Supplement Usage and Attitude Study 2007, TNS Canadian Facts.
3. Fletcher RH, Fairfield KM, Vitamins for chronic disease prevention in adults: clinical applicationsJAMA, 19 juin 2002, Vol. 287, No 23, 3127-9.

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